Novembre 2009


LIMA S'EXCUSE AUPRES DES AFRO-PERUVIENS POUR DES SCIECLES DE DISCRIMINATIONS


LIMA, Pérou — Le gouvernement du Pérou s'est excusé ce samedi 28 novembre 2009 pour la première fois auprès de sa population afro-péruvienne, pour des siècles d'abus, d'exclusion et de discrimination.
La discrimination contre les Péruviens noirs existe toujours et est "une barrière pour le développement au niveau social, économique, du travail et de l'éducation"  le gouvernement dans une résolution publiée samedi dans le journal officiel El Peruano
Selon la ministre chargée de la Condition de la Femme et du Développement social, Nidia Vilchez, le gouvernement espère que ses excuses contribueront à promouvoir la vraie intégration de toute la population multiculturelle du Pérou.

Les ancêtres des Afro-Péruviens, des esclaves des conquérants espagnols, sont arrivés pour la première fois au Pérou XVIe siècle. Aujourd'hui, ils représentent 10% des 28 millions d'habitants du pays.

 The Canadian Press.


Juin 2009

AMADOR BALLUMBROSIO UN DES PLUS GRANDS AMBASSADEURS DE LA MUSIQUE AFRO-PERUVIENNE EST DECEDE LE 8 JUIN DANS SON VILLAGE DEL CARMEN.


Amador Ballumbrosio un homme et sa culture

http://www.youtube.com/watch?v=-p0KasRbUqw

Extrait d'un entretien avec José, un des 15 enfants d'Amador

Amador Ballumbrosio est l’ambassadeur de la culture afro-péruvienne au Pérou. J’habite dans un village noir qui est l’épicentre de l’esclavage et de la musique afro-péruvienne, El Carmen, au sud de Lima. Tous les musiciens qui pratiquent ces musiques aujourd’hui sont allés voir mon père pour apprendre et connaître l’histoire des esclaves et El Carmen est un village très important pour cette raison. La musique noire est arrivée au Pérou avec les esclaves qu’on envoyait travailler dans les chants de coton et longtemps c’était une musique interdite. C’est une musique très riche et forte parce que c’est une culture forgée dans la souffrance. Elle est puissante par son rythme et ses textes. Elle exprime la peur, la souffrance, le besoin de liberté. C’est un voyage de douleur, de tristesse mais aussi de joie. Notre famille à pour rôle de conserver et transmettre la culture afro-péruvienne. Déjà tout petit, avec mes quinze frères et sœurs, on devait apprendre. Je me souviens que tous les dimanches, on se réunissait et mon père racontait l’histoire de la famille, de l’esclavage, de la torture.