Cinéma

Le SOUDAN CINE  à Bamako





Livres

l'Afrique noire est-elle maudite ? de Moussa Konate

Dead Aid de Dambisa Moyo




Musique

Ousmane Gangue

Wasis Diop






Architecture

La voûte nubienne











Cinéma


Second souffle pour le Soudan Ciné à Bamako





Le cinéaste mauritanien Abderrahmane SISSAKO a décidé de lui redonner vie quinze ans après sa fermeture. Il a pour ambition de redonner tout son lustre à une salle qui a laissé des souvenirs impérissables à toute une génération et faire du SOUDAN CINE le centre culturel de la capitale malienne.

A Bamako, tout le monde connaît le SOUDAN CINE. Ouvert avant l'indépendance, il a en effet fait les belles heures de la cinématographie mondiale dans la capitale malienne : on venait y voir des films français, américains ou asiatiques. Et des vocations y sont nées... Il ne reste de cette belle époque que quelques bobines poussiéreuses dans la salle de projection : La chevauchée sauvage, Bako, un film des années 70 sur l'immigration, une bobine hollandaise et un documentaire sur la conquête spatiale russe... L'édifice à l'architecture d'inspiration sahélienne a toujours belle allure et fait partie du patrimoine bamakois.

 Les installations, laissées en l'état, ont été vendues par le gouvernement au groupe malien Tomota, qui s'est engagé à maintenir l'activité cinématographique. À Bamako, il y a une seule salle de cinéma le Babemba, dont la programmation, américaine, n'a jamais donné l'opportunité à un film africain d'être vu et confronté au public .Le Soudan Ciné va être transformé par une équipe d'architectes spécialisés qui ont déjà travaillé sur la Cinémathèque de Tanger et le Cinéma de Kaboul


Le projet prévoit deux salles de spectacles polyvalentes permettant d'accueillir des projections numériques. « Il y aura les mêmes moyens techniques que dans les grandes salles européennes. Le lieu sera multifonctionnel car on ne peut pas, comme en Europe, commencer les séances le matin. Ici, les gens vont au cinéma le soir. Il faut donc aussi en faire une salle de conférences, de musique.
Côté programmation cinématographique, Abderrahmane SISSOKO répète qu'il ne veut pas d'un lieu d'art et d'essai élitiste : « Ce sera un cinéma pour les Bamakois, avec des films qui les feront rêver. Une belle salle ne doit pas être seulement dédiée aux gens riches. On réfléchit à un système de sponsor des billets, pour toucher des gens qui ne vont jamais au cinéma. Moi, j'ai rêvé devant les western spaghetti quand j'étais enfant, je veux donner cette chance à d'autres ».
Pour donner corps à ce rêve, le réalisateur a lancé, via son association Des Cinémas pour l'Afrique (dont Juliette Binoche est vice-présidente), une campagne de souscription lors du festival de Cannes 2009 auprès de donateurs publics et privés.
Les fauteuils du Soudan Ciné sont donc mis en vente symboliquement, à 5000 euros pièce, pour contribuer à sa rénovation.
« Des personnalités, comme Barbara Hendricks, et des institutions, comme l'UEMOA, ont déjà acheté des fauteuils », précise Olivier Poivre d'Arvor, le directeur de Cultures France, qui soutient l'initiative. « C'est un projet très singulier, anachronique par rapport à tout le discours sur la disparition des salles, mais qui me semble en avance sur son temps. Nous sommes en train d'imaginer une collecte pour que les Bamakois puissent participer, même modestement, avec quelques centaines de Fcfa, à l'achat d'un fauteuil qui leur sera dédié ». Et Abderrahmane Sissako de conclure : « Le Soudan Ciné est un projet pilote qui s'intègre dans une démarche panafricaine. Nous voulons pousser les gens à croire au projet de Bamako et l'initier dans d'autres pays. Ce cinéma, pour moi, sera une fenêtre sur le monde ».

Par Olivia Marsaud/ RFI





Livres




L'AFRIQUE NOIRE EST-ELLE MAUDITE ?



de MOUSSA KONATE

Éditeur au Mali et codirecteur du festival Étonnants Voyageurs de Bamako, Moussa Konaté s'est donné pour méthode de regarder sa société droit dans les yeux, sans complaisance ni sévérité inutile.
Il est par ailleurs le père du commissaire Habib, dont il a notamment publié deux enquêtes chez Fayard Noir, L'Empreinte du renard (2006) et La Malédiction du Lamantin (2009).

Pourquoi, riche comme elle est de cultures, de dynamismes, d'inépuisables créativités, de matières premières et d'espace, l'Afrique tarde-t-elle tant à entrer dans le développement ? " Pourquoi tant de corruption et de mauvais dirigeants, pilleurs des ressources nationales ? " Pourquoi tant de guerres locales, tant de maladies, tant d'analphabétisme, tant d'injustices envers les femmes ? " Pourquoi ce retard de l'Afrique ? " Malédiction, ou refus viscéral de notre modernité ? " Pour répondre à ces questions qui nous hantent, il fallait un esprit de large envergure, de grand savoir, d'honnêteté incontestable et surtout de courage.
" Tel est Moussa Konaté, un écrivain majeur de notre temps. ", Erik Orsenna


DEAD AID
      

de DAMBISA MOYO

Dambisa Moyo, économiste zambienne travaillant à Londres chez Goldman Sachs, après un passage à la Banque Mondiale, vient de publier un livre intitulé « Dead Aid » .

Pourquoi l’aide ne donne pas les résultats escomptés, et pourquoi l’Afrique devrait explorer d’autres voies ?

Elle préconise, de couper toute aide à l'Afrique d'ici cinq ans car c'est le seul moyen pour le continent pour sortir enfin de la pauvreté (hors crise majeure).
Les chiffres sont éloquents, au cours de soixante dernières années, plus de 1000 milliards de dollars ont été transférés des pays riches vers l'Afrique ; or la richesse par habitant y est plus faible qu'en 1970 et plus de la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour...

« Il faudrait que l’Afrique puisse profiter de la crise actuelle pour inventer son développement et ne pas rester à attendre et à espérer un hypothétique sauvetage de son économie par les puissances mondiales qui elles-mêmes cherchent à se sauver»

http://www.dambisamoyo.com/deadaid.html







Musique


OUSMANE GANGUE



Une révélation ..... un chanteur engagé peuhl de Mauritanie.


Né à Nouakchott, en décembre 1972, Ousmane Gangué a grandi à la Cité des Eaux à Dakar.

Il crée un premier groupe en 1996, mais ce dernier ne connaît pas le succès escompté. Un an plus tard, il décide de rentrer au bercail pour se concentrer à la musique, et fonde le Koddé Pinal (les étoiles de la culture en Poular).

Très tôt, sa notoriété dépasse les frontières du Sénégal et c’est Youssou N’Dour qui, dans la quête de la perle rare, décide de le produire pour sa première cassette. C’est la réussite totale. A la télévision sénégalaise et dans certaines radios privées, ses chansons passent en boucle. Tout le contraire de la Mauritanie, où la presse audiovisuelle locale le snobe.

Après ce franc succès, il s’apprête à conquérir la scène internationale avec la sortie prochaine de son deuxième album. A bientôt 35 ans, il donne ainsi un nouvel élan à sa carrière. Avec cet album acoustique, Ousmane va tenter d’imposer la culture mauritanienne à un public occidental qui jusqu’ici nous ignorait.

http://www.youtube.com/watch?v=a8sHBjekO5Q

http://www.youtube.com/watch?v=eVpir2ChZD0




W
ASIS DIOP





TROP BELLE.........ta musique Wasis
C'est certain que Djibril , dans le ciel, se balance au rythme de tes chansons.

La voix royale du voyageur insatiable. La voix râpeuse et le timbre reconnaissable entre tous, Wasis Diop écrit depuis plus de 30 ans un parcours artistique intègre en devançant les modes du métissage de la world music. Voyageur curieux et infatigable, il promène en permanence son jeu subtil de guitare et ses compositions raffinées depuis son Sénégal natal jusqu’à la Jamaïque, en passant par le Japon, Paris ou bien encore Londres. On surprend alors quelques vieilles prières sahéliennes badiner avec le rock, le dub et la pop, et des textes où se mêlent poésie, hymne à la nature et engagement social revendiqué.

Wasis est le frère du regretté cinéaste Djibril Diop Mambety dont l'absence
est toujours très présente.

http://www.youtube.com/watch?v=9LxyqGqyzBo

http://www.youtube.com/watch?v=HpjkdYxHt2w&feature=related


http://www.dailymotion.com/video/x5nw7w_wasis-diop-pilier-de-la-scene-music_music






Architecture

La voûte nubienne


http://www.lavoutenubienne.org

http://www.dailymotion.com/video/x7rnk4_la-voute-nubienne_news










La voûte nubienne est une technique ancestrale africaine de construction de bâtiments en matériaux locaux utilisant des briques de terre crue montées en voûte, sans coffrage.
La Voûte nubienne construit des maisons sans bois ni tôles au Sahel, grâce à une technique ancestrale, simplifiée et codifiée. Un procédé architectural antique, venu du haut Nil, historiquement inconnu en Afrique de l’Ouest, représente aujourd’hui une réponse africaine aux problèmes de construction sub-sahariens. Cette technique permet de construire avec un outillage basique, des matériaux locaux et des compétences techniques simples des habitations aux toitures voûtées restaurant la possibilité du toit terrasse.

L’idée de l’Association "la Voûte Nubienne" (AVN), créée en 2000, est qu’en vulgarisant à grande échelle cette alternative au bois (responsable d’une partie de la déforestation), et à la tôle (matériau cher, inadapté à l’économie et aux conditions climatiques locales), il sera possible de répondre à la problématique de l’habitat sahélien - 70% de la population sahélienne n’a pas accès à un habitat durable décent.

Pour ce faire, AVN a lancé un programme de vulgarisation, « Pour des Toits de Terre au Sahel », qui s’appuie pour croître sur les leviers du marché local. Avec une croissance annuelle moyenne du nombre de bénéficiaires, de maçons formés et de bâtiments construits proche de 60%, AVN prouve que la problématique de l’habitat sahélien peut être renversée.




Quelques exemples de réalisations:

Au Burkina-Faso






Intérieur d'une chambre

Au Mali


L’une des dernières et grandes réalisations de la Voute nubienne se situe à Pélengana, une commune limitrophe de Ségou, au Mali. Ce centre culturel, très beau, constitue un exemple de grand bâtiment pouvant être réalisé en voute nubienne. Ce type de réalisation demeure exceptionnel et ne constitue pas en fait le coeur de métier du programme.

Servir l’architecture des plus modestes représente le but de l’association, dirigée au niveau international par Thomas Granier, et au Burkina Faso par Séri Youlou.

En 2009, une première équipe se constitue au Sénégal, dans la région de Matam, et un architecte français s’installe à Bamako (Mali) afin de dynamiser les réalisations maliennes.


Centre culturel de Ségou