Juin 2010
Permis de tuer
Cela dure depuis plus de soixante-deux ans !
Depuis sa création, l’État d’Israël s’est octroyé un permis de tuer, un permis de démolir, de confisquer et d’expulser.
C’est un permis d’exception dans un siècle de démocratie où les anciens colonisés exigent et obtiennent des excuses des anciens colonisateurs. Il est d’exception dans un monde où l’humain se veut respectueux de l’autre.
Un permis d’exception pour un État d’exception bénéficiant de la bénédiction d’un Occident puissant et de la soumission d’un Orient arabe déchiré et rétrograde.
Le permis vient d’autoriser la tuerie d’une dizaine d’humanitaires dans les eaux internationales.
Rien de nouveau sous le soleil d’Orient, me direz-vous ! En effet, des milliers de palestiniens ont été tués en direct sur les écrans de télévisions, il y a moins de deux ans. La question que se posent des millions d’êtres pensants est : pourquoi la communauté internationale, la France, l’Europe n’ont rien fait ?
Si on considère qu’un minimum d’éthique subsiste encore derrière les décisions politiques dans les palais des puissants de ce monde, il ne restera qu’une seule réponse possible à cette question : quand il s’agit d’Israël, le politique occidental perd la Raison ! Ce faisant, Israël constitue de facto un véritable danger pour les valeurs qui ont fondé la modernité occidentale.
Si l’Occident, créateur du monstre guerrier, ne le stoppe pas, il sera trop tard, non seulement pour les Palestiniens qui se savaient sacrifiés, mais aussi pour que la haine – déjà trop grande entre Orient et Occident – disparaisse.
Nabil El-Haggar
Décembre 2009

UNE EXPOSITION : ACT OF STATE
Une histoire photographiée de l'occupation israélienne 1967-2007
première partie
Du 04 au 20 décembre
deuxième partie
Du 29 décembre au 17 janvier
MAMCO
Centre de la Photographie
Salle Genève
10,Rue des Vieux Grenadiers
Tél : 00 41 (0)22 320 61 22
GENEVE
<http://www.centrephotogeneve.ch/>
ACT OF STATE est la première histoire de l'occupation des territoires palestiniens par Israël en photographies. L'exposition conçue par Ariella Azoulay
retrace deux histoires: l'histoire politique des faits, synthétisés
dans les légendes, et les différents styles photographiques témoignant
d'une histoire culturelle. Les 700 photographies prises par environ 50
photographes ne sont pas des illustrations mais plutôt des traces et des
témoignages de faits historiques qui sont à reconstruire et à
réinterroger.
Octobre 2009
Israël : destruction de livres scolaires évoquant –timidement- la Nakba
Soixante ans après la Nakba, l’ancienne ministre de l’Education, la travailliste Yuli Tamir, avait finalement accepté, l’année dernière, que la tragédie du peuple palestinien occupe quelques lignes dans certains des livres scolaires, destinés aux seuls élèves de 1ère et Terminales de la minorité arabe.
Mais quelques lignes seulement, entourées de mille précautions, dans un océan de textes intoxiquant les jeunes cervelles avec la propagande sioniste officielle.
Loin de reconnaître des réalités avérées, le manuel présentait en effet l’expulsion comme la version « arabe » des événements, à laquelle s’opposait l’historiographie sioniste classique. A savoir, le vieux mensonge selon lequel les Palestiniens seraient partis de leur plein gré, les soldats juifs leur courant après uniquement pour leur dire qu’ils n’avaient rien à craindre dans le nouvel Etat !
Le paragraphe contenu dans ces livres, désormais promis au pilon, était ainsi rédigé :
“Les Palestiniens et les pays arabes soutiennent que la plupart des réfugiés étaient des civils, qui furent attaqués, puis expulses de leurs foyers par les forces armées juives, lesquelles instaurèrent une politique de nettoyage ethnique, contrairement aux proclamations pacifiques contenues dans la Déclaration d’Indépendance”, pouvait-on lire dans le manuel.
Rien de plus, rien de moins. Mais c’était encore trop, aux yeux du gouvernement de Netanyahu et de son ministre négasioniste Gideon Saar. Au feu, les livres impurs !
EuroPalestine redaction@europalestine.com
Juin 2009
L'article de Michel Collon
La Terre parle arabe
Mazin Qumsiyeh
les 28 et 29 mai 2009
JOURNEES PALESTINE de FERNEY-VOLTAIRE
Maryse Gargour et Michèle Sibony
les Journées Palestine des 28 et 29 mai organisées par MALAIKA-PAYS de GEX ont connu un vif succès.
Plus de 180 personnes ont assisté à la projection du film de la réalisatrice palestinienne Maryse Gargour: "la Terre parle arabe" et au café littéraire
où Michèle Sibony présentait le livre qu'elle a écrit avec Michel Warshowky: "A contre choeur, les voix dissidentes en Israël".
UN FILM:
Le jeudi 28 mai à 20h au Cinéma Voltaire à Ferney-Voltaire
Une première dans le Pays de Gex et la Région Lémanique

Palestiniens
d'avant 1948 parlant entre eux et portant les coiffes traditionnelles,
le turban ou le tarbouche d'où le titre " LA TERRE PARLE ARABE "
( archives audiovisuelles inédites)
Prix Mémoire de la Méditerranée FIPA 2007
Prix France 3 Méditerranée
Prix ASB
Pourquoi un film sur la Palestine ?
-Les évènements récents et l’indignation qu’ils suscitent démontrent bien que la question israélo-palestinienne est au coeur des préoccupations d’un grand nombre de personnes de par le monde, sensibles à l’injustice infligée au peuple palestinien et conscientes de l’importance d’arriver à une résolution équitable de ce conflit qui menace la paix dans le monde depuis plus de 60 ans.
--Les films sur la Shoah nous ont tous bouleversés mais il faut aussi rendre compte de cette autre histoire qu’est la Nakbah, ((la catastrophe) , causée par l’expulsion forcée de 800,000 Palestiniens et par la destruction de centaines de villages entre 1947 et 1949.
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Quelques chiffres qu’il faut connaître :
• avant 1914 60'000 juifs en Palestine
• de 1920 à 1931 + 110'000 immigrés
• de 1932 a 1939 + 214'000 immigrés
• en 1948 + 120'000 immigrés
En
1948 la population d'origine juive en Palestine représente 600’000
personnes soit 30% de la population totale (1'300’000 arabes). 950’000
palestiniens vivaient dans les territoires passés sous occupation
israélienne. En moins de 6 mois il ne restait plus que 130 à 160’000
personnes.
Avant 48 il y avait 475 villages en Palestine et en 1988 il n'en restaient plus que 90.
385 villages ont été détruits, le plus souvent remplacé par une implantation israélienne.
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Pour comprendre les évènements actuels, il est nécessaire de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé aux origines. En effet, il ne peut y avoir de paix durable au Moyen-Orient sans rétablir l’authentique Histoire, loin de tous les mythes
--En tant qu’association impliquée dans la dénonciation du
racisme, du néo-colonialisme et des injustices, nous avons le devoir de ne pas
rester silencieux.
Le contexte:
Apparu sur la scène internationale à la fin du 19e siècle, le sionisme, mouvement politique juif minoritaire, projette de créer un état juif quelque part dans le monde. (On évoqua l’Ouganda, la Patagonie..) Ce sera finalement en Palestine, « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », comme prétendent leurs leaders.
Cette terre fait alors partie de l’Empire ottoman et elle est habitée depuis des siècles par un peuple, les Palestiniens : « la terre parle arabe ».
En 1917, la Déclaration Balfour promet aux leaders sionistes un « foyer national juif ». Comment ceux-ci vont-ils concilier leurs ambitions politiques avec la réalité palestinienne ? En réalité, la solution est élaborée bien avant la déclaration Balfour :il s’agissait de penser et d’organiser le transfert des Palestiniens hors de leur terre. Cela commence par un simple rachat de terres, mais les paysans arabes n’étant pas forcément motivés pour vendre ce qui était leur moyen de vivre et leurs racines on commença à utiliser d’autres moyens en particulier la force brutale.
Regards croisés :
En s’appuyant essentiellement sur les déclarations des dirigeants sionistes comme Chaïm Weizman, Menahem Begin et David Ben Gourion,
préconisant le « transfert de la population palestinienne, sur des archives audiovisuelles inédites, sur la presse de l’époque , sur des documents diplomatiques occidentaux et des témoignages de personnes ayant vécu directement cette période, Maryse Gargour croise les regards de l’historien et du cinéaste pour revenir aux origines du conflit : à savoir l’expulsion des Palestiniens et la spoliation de leurs terres.
Le fil conducteur historique est donné par l’historien Nur Masalha.
UN DEBAT :
Le médiateur: Fréderic VINCENSINI
Président de l’Association FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE (AFPS) -Ain
La réalisatrice: Maryse GARGOUR
Maryse Gargour est née à Jaffa en Palestine. Diplômée de l’Institut
Français de Presse, elle a travaillé comme journaliste et productrice à
l’Office de la Radio-Télévision française à Beyrouth puis a rejoint
l’Unesco (Paris) où elle travailla au Conseil International du Cinéma
et de la Télévision. Elle est également journaliste indépendante pour
des chaînes de TV étrangères à Paris.
Elle a écrit et réalisé 5 films documentaires sur la Palestine.
Une Palestinienne face à la Palestine (1988)
Jaffa la mienne (1998)
Loin de Falastine (1999)
Le Pays de Blanche (2001)
La Terre parle arabe (2007)
Michèle SIBONY
Michèle Sibony est née au Maroc dans une famille juive
traditionaliste. Elle a fait ses études à l'université de Haïfa en
Israël, et a gardé depuis de nombreux amis de la gauche
anticolonialiste et féministe dans ce pays.
Elle a été
vice-présidente de l’Union juive française pour la paix (UJFP) qu'elle
a rejointe lors de la deuxième Intifada. Elle est aujourd'hui l'une de
ses porte-parole. Elle milite aussi dans la ccippp (campagne civile
pour la protection du peuple palestinien) qui organise des missions
politiques et de solidarité dans les territoires occupés.
Riccardo BOCCO
De nationalité italienne et suisse, il est Professeur de sociologie politique à l’IHEID (Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement) à Genève. Depuis 1981, son terrain d’enquêtes privilégié est le Proche-Orient, la Jordanie et la Palestine en particulier, où il a vécu plusieurs années. Parmi ses publications récentes: "La Palestine et les conflits du Moyen-Orient", numéro spécial de la revue A contrario, vol. 5, n°2, 2008 ; "UNRWA and the Palestinian Refugees", numéro spécial de Refugee Survey Quarterly, Oxford University Press, n°2-3, 2009 (à paraître).
http://graduateinstitute.ch/corporate/teaching/professeurs.html
UN CAFE LITTERAIRE
Le vendredi 29 mai à 20h à la librairie Centrale à Ferney-Voltaire
"A contre chœur, les voix dissidentes en Israël"
écrit avec Michel Warschawski
http://www.acontresens.com/livres/38.html
Nous remercions:
la Mairie de Ferney-Voltaire
Le cinéma Voltaire
Radio Zones
l'équipe de Studiomac
La Librairie centrale
les Associations partenaires
La résidence la Réserve
17 mai 2009 HAARETZ
Israël interdit la livraison à Gaza de livres, d’instruments de musique et de vêtements, par Amira Hass (VO)
Les
quelques produits que les commerçants de Gaza sont autorisés à importer
sont répartis en trois catégorie : nourriture, médicaments, produits
d’entretien. Tout le reste est interdit
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2730
4 mai 2009 Agence de presse ONU
Gaza : La vie de tous les jours devient impossible, déplore John Holmes, le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU
4 mai 2009
«
A Gaza, l’humanité arrive derrière la politique. Un misérable flux de
fournitures est ce que le monde a de mieux à offrir à des civils pris au
piège d’une impasse politique », a déploré vendredi le Secrétaire
général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours
d’urgence de l’ONU, John Holmes.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2698