LE TISSAGE




                      

Dans la Région des Plateaux le tissage est  très développé , particulièrement  celui du  Kente pagne traditionnel Ewe aux motifs chargés de symboles


Le tissu kente est un textile ghanéen développé au 12ème siècle et étroitement lié à la royauté. Le Kente est tissé par les peuples ashanti et ewe. Bien que les tissus kente ewe et ashanti soient différents, ils ont beaucoup en commun. Ils sont faits d'une étoffe ayant une trame et des motifs complexes qui se distinguent par leurs noms. Les motifs ont des significations traditionnelles et des utilisations spécifiques. En général, le kente ashanti a des motifs géométriques tissés avec des couleurs vives. Le kente ewe donne souvent un effet de tweed en utilisant des fils entremêlés de plusieurs couleurs. Une autre caractéristique du kente ewe est l'utilisation de motifs humains, animaliers et représentant des objets usuels. Le kente est tissé à partir de fils de coton, de soie et de rayonne avec un métier à tisser en bois fait main. Celui-ci est étroit produisant une étoffe d'environ 9.5 cm de large. Les trames élaborées du kente sont obtenues par l'alternance de différentes méthodes de tissage appliquées à la même bande de tissu. Plusieurs bandes sont ensuite cousues ensemble pour former une pièce plus large.(1)


L'adresse des meilleurs artisans peut-être obtenue chez les moines bénédictins de Dzogbegan


LE JARDIN DES MOINES

Une visite des champs expérimentaux des plantes exotiques du Togo et du verger des moines est à ne pas manquer car les méthodes de culture sont particulièrement ingénieuses.




INCROYABLE MAIS VRAI.....
Toutes nues pour le Togo.......





Une dizaine de Françaises posent nues pour un calendrier afin de  financer un dispensaire au Togo


 Une dizaine d’étudiantes françaises (lyonnaises) viennent de poser nues pour un calendrier afin de financer un projet humanitaire au Togo. Il s’agit d’étudiantes de 2ème et 3ème année. Par cette action, elles entendent mobiliser les fonds nécessaires à la construction d’un centre ophtalmologique à Dzogbégan, un village de 4 500 habitants situé dans la région des Plateaux. Le journal «Lyon Mag » consacre un article sur le sujet en posant des questions à Virginie Mejean, l’une des modèles du calendrier.



Interview de Virginie Mejean, 21 ans, étudiante en 3e année de médecine.

L’objectif de ce calendrier?
On veut créer un petit dispensaire ophtalmologique à Dzogbegan, un village de 4 500 habitants perdu dans les plateaux togolais. Il y a quatre ans, quand j’étais en terminale à Trévoux, j’avais déjà travaillé avec l’association Pilou Dzogbegan, pour construire une bibliothèque dans ce village. Du coup, quand je suis arrivée à la fac de médecine de Lyon, j’ai recontacté cette association et ils m’ont dit que ce village avait vraiment besoin d’un dispensaire ophtalmologique. Et avec l’association Actes, qui regroupe des étudiants en médecine, on a décidé de réunir de l’argent pour mener à bien ce projet.

Pourquoi un dispensaire ophtalmologique?
Parce que les habitants de Dzogbegan qui ont un problème aux yeux doivent faire plus de 200 km pour se soigner. Du coup, il n’y a que les plus riches qui peuvent se faire soigner. Mais les autres deviennent souvent aveugles alors qu’au départ leur maladie est bénigne.

La somme que vous avez réunie?
On a d’abord réuni près de 4 000 euros (environ 3 millions de FCFA, ndlr) grâce à un calendrier qu’on a publié en début d’année où une vingtaine de garçons de la fac posaient nus. On s’est inspirés du fameux calendrier des rugbymen, « Les dieux du stade » ! Et comme on en avait vendu près de 650 exemplaires, on a décidé de faire un calendrier filles. Et en une semaine, on en a déjà vendu 150 !

Qui a participé à ce calendrier?
Au départ on était trois filles de l’association Actes. Mais pour trouver d’autres filles, on a mis une annonce sur le site Internet de la fac. Du coup, on s’est retrouvées une dizaine d’étudiantes de 2e et 3e année.

Où vous avez fait les photos?
On a fait l’essentiel des photos chez moi car j’ai un grand appart. Mais on a aussi pris quelques photos au bar le République où on organise souvent des soirées.

Comment se sont passées ces séances photo?
C’est un photographe professionnel à la retraite qui a pris bénévolement cinq photos, et les autres ont été prises par une étudiante de 2e année qui est passionnée de photo.

C’est facile à assumer de poser nue?
C’est beaucoup moins simple que pour un garçon. Un mec qui pose nu, on se dit que c’est marrant, qu’il est libéré. Alors qu’une fille qui se met à poil, on pense tout de suite qu’elle est exhibitionniste, allumeuse... Mais franchement, s’il n’y avait pas cet objectif de construire un dispensaire, je ne l’aurais jamais fait.

Les regards ont changé sur vous?
En fac, on n’a pas eu droit à trop de remarques salaces. Mais il y a quand même pas mal de garçons qui passent à la corpo juste pour mater le calendrier, car en médecine, ils sont quand même bien branchés cul. Mais dans l’ensemble, notre calendrier a été très bien accueilli. Et même mon petit ami, Nicolas, m’a soutenue dans ce projet ! (2)



 














1/ Source: "The Pride of Ewe Kante" de Ahiagble bob Dennis, publié par Sub-saharan Publishers


 2/ Source: Lyon Mag 21 mai 2008
(http://www.lyonmag.com/article/7771/Engagement-toutes-nues-pour-le-Togo)